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Gwendal, enseignant Le Choix de l'école

“Lorsque leurs camarades les aident, les élèves en difficultés réalisent qu’ils ont aussi leur place dans la classe.”

“Lorsque leurs camarades les aident, les élèves en difficultés réalisent qu’ils ont aussi leur place dans la classe.” 1024 684 Le choix de l'école

Gwendal est professeur de mathématiques depuis septembre avec Le Choix de l’école.

“Lorsque leurs camarades les aident, les élèves en difficultés réalisent qu'ils ont aussi leur place dans la classe.”

Après des études aux Mines ParisTech, puis un poste à l’ambassade de France à Pékin, Gwendal s’est lancé dans l’enseignement avec Le Choix de l’école. Pour la première fois de son parcours professionnel, et malgré les moments parfois difficiles, il a envie d’aller travailler tous les matins.

Enseigner les maths, c'est dur ?

Enseigner le mathématiques, c’est compliqué pour trois raisons.

D’abord, tout le monde part avec un a priori négatif sur les maths.

Ensuite, les programmes sont assez denses, et demandent beaucoup de préparation par le professeur. Enfin, le côté abstrait de la discipline implique de s’inspirer de cas concrets pour rendre la matière plus vivante. Je m’appuie essentiellement sur les retours des élèves pour ajuster et enrichir mon cours au fur et à mesure, donc en termes de préparation, inutile de trop figer les choses dès le départ.

Pour contourner les difficultés, qu’as-tu mis en place ?

À chaque fois que j’aborde un nouveau sujet, je réintroduis des notions étudiées plus tôt dans l’année, ça permet de faire des rappels en permanence. Je commence aussi mon cours par des rituels, comme par exemple des questions flash. Comme les cours magistraux ne fonctionnent pas, ça permet de capter l’attention des élèves.

J’essaye aussi d’impliquer les meilleurs élèves dans la réussite des autres.

Je leur donne des tâches plus complexes, et je les désigne parfois comme “auxiliaires du professeur”, pour expliquer et aider ceux en difficultés.

Ceux qui reçoivent de l’aide de leurs camarades réalisent qu’ils ont leur place dans la classe, qu’il y a une volonté partagée de les faire réussir, et qu’ils peuvent y arriver.

En même temps, les élèves qui aident leurs camarades apprennent à présenter des méthodes, à expliquer, et à varier leur vocabulaire. Ils développent leurs compétences sociales et orales.

Parfois quand c’est vraiment difficile, on se raccroche à ce qu’on peut, par exemple je leur parle de ce qu’ils aiment. J’essaye de rapprocher l’effort en maths, aux efforts qu’ils mettent dans le sport, et notamment au foot. Par exemple, lors d’un exercice un peu dur, un élève se plaint. Je lui dis :

Donc toi en match, quand c’est dur, tu te mets sur le banc et tu n’essayes pas ?
Il me répond: « Bah non, je rentre et je donne tout ».

Au début de l’année, il y avait des cas compliqués, dont le fonctionnement a été difficile à cerner. Maintenant, ils essayent vraiment, ils bossent : et déjà là, on a gagné.

Qu’est-ce qui te plaît dans le métier d’enseignant et qui te donne envie de continuer ?

C’est la transmission que je trouve intéressante. On ne transmet pas uniquement des savoirs académiques mais aussi des savoir-être. Être professeur te laisse aussi une liberté d’emploi du temps, pour organiser tes heures de travail en dehors des cours.  Après, je ne suis pas certain de faire ça toute ma vie. Il y a aussi d’autres moyens de s’engager pour l’éducation.

Mais pour la première fois de ma vie, il n’y a pas un matin où je n’ai pas envie d’aller travailler. Même quand les enfants sont durs, même quand c’est une longue journée, j’ai envie d’y aller. Et ça c’est bon signe, je pense.

Tes trois conseils pour les professeurs qui feront leur première rentrée en septembre?

D’abord, il ne faut pas se mettre trop de pression au début, pour ne pas s’épuiser. Il faut trouver son rythme, ce qui viendra petit à petit. Des erreurs, on en fait et on en fera d’autres. Ensuite, ne pas hésiter à échanger avec les professeurs du collège, les professeurs accompagnés par Le Choix de l’école et les alumni du programme.

On ne va pas réinventer la roue, on peut utiliser les ressources qui existent et s’inspirer des autres pour faire son chemin.

Enfin, quand tu dis quelque chose, tu le fais. Au début, il m’arrivait de dire “Attention, je vais prendre ton carnet“, mais je ne le faisais pas. Parfois, être trop bienveillant et ne pas faire ce que l’on dit n’est pas constructif.

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