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Mon parcours atypique a été une plus-value auprès des recruteurs

“Mon parcours atypique a été un réel atout.”

“Mon parcours atypique a été un réel atout.” 1024 684 Le choix de l'école

“Mon parcours atypique a été un réel atout.”

Enseigner deux ans, et après ? Comment valoriser son expérience d’enseignant pour rejoindre d’autres secteurs ? Après Sciences Po Lyon et ses deux années en collège d’éducation prioritaire, Lise souhaitait poursuivre dans le monde de l’enseignement. Depuis quelques mois, elle est directrice de l’Alliance Française à Santiago de los Caballeros en République Dominicaine. 

Elle revient sur la perception que les recruteurs ont eu de son parcours un peu atypique.

“Contrairement à ce qu’on peut penser, le métier d’enseignant est bien vu par les recruteurs.”

Mon expérience d’enseignante a été une réelle plus-value lors de mes entretiens pour le poste de directrice de l’Alliance Française.

Pour les recruteurs, cela témoigne tout d’abord d’une grande curiosité, surtout quand au départ on ne se destinait pas à enseigner, ce qui était particulièrement mon cas.

Et puis contrairement au discours ambiant et persistant sur le métier, j’ai trouvé chez mes recruteurs beaucoup de respect pour cette profession, ainsi qu’une connaissance du métier assez proche de la réalité. À savoir un métier difficile au quotidien mais pourtant essentiel dans notre société.

“Enseigner à une classe pendant un an, c’est gérer un projet dans son ensemble.”

Ce qui a joué en ma faveur lors du recrutement, c’est tout d’abord mon expérience en matière de pédagogie et ma capacité à mener un projet sur le long terme. En effet, enseigner à une classe de 25 collégiens pendant un an, voir plus, sans jamais lâcher le fil d’un projet pédagogique, et avec des élèves aux niveaux très hétérogènes, c’est clairement une solide expérience de gestion de projet.

On prépare ses cours, on monte des activités avec les élèves, on les évalue et on suit leur évolution tout au long de l’année dans l’objectif de leur transmettre les notions du programme.

“J’ai aussi valorisé ma capacité d’adaptation à différents publics.”

Chaque élève est un cas particulier, ils ont tous des sensibilités et des niveaux différents, des capacités de concentration différentes. Donc en classe, on ne peut pas proposer la même chose à tout le monde.

Aujourd’hui, j’ai une équipe de 25 personnes et c’est un peu le même principe, je dois comprendre chacun de mes collaborateurs pour réussir à motiver tout le monde et faire avancer toute l’équipe dans une même direction.

“Savoir capter l’attention de 25 collégiens pendant une heure m’a rendu capable de parler devant n’importe qui.”

Le métier d’enseignant, c’est devoir capter l’attention d’un public pas toujours acquis, pendant une heure et tout seule !

Après deux années de pratique quotidienne de cette prise de parole devant un public parfois peu coopératif, je me sens capable de prendre la parole en toutes circonstances et devant à peu près n’importe quelle audience.

Et puis à l’Alliance Française, les ados sont un public très important car ce sont ceux qui suivent nos classes le plus longtemps. Pour la plupart, ils n’ont pas fait le choix de venir suivre ces classes, donc il faut réussir à les accrocher.

Mon expérience d’enseignante est précieuse pour travailler sur la pédagogie à adopter pour ce public adolescent.

Enseigner deux ans et après ? Préparer l’après avec Le Choix de l’école

Pendant la deuxième année du programme Le Choix de l’école, les enseignants sont invités à réfléchir à leur projet professionnel à l’issue des deux ans d’enseignement en collège d’éducation prioritaire. Le Choix de l’école les accompagne dans cette étape, qu’ils souhaitent poursuivre dans l’enseignement ou rejoindre d’autres secteurs d’activité. En savoir plus sur la préparation de l’après-programme.

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